Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !

Cotizasso, gérer les cotisations de vos adhérents

Voici brièvement présentés, les différents rois qui ont régné sur Fokamezo. Le manque de dates précises est un grand vide dans cette énumération.

1er, TAZONG (EFO MBING)

II est le fondateur de Fokamezo. En provenance de Mmock-Mbing, village situé au Nord-Est de l'actuelle province du Sud-Ouest, il s'installa sur le territoire de l'actuel village Baleveng et y fonda une chefferie qu'occuperont également les cinq suivants (chefs Fokamezo.

2e, SIALESHU

Son règne fut très long et sans histoire. On ne connaît pas de haut fait ayant marqué ce règne.

3e, WUOMEKHU

II fut un Chef inactif. C'est au cours de son règne que la désagrégation de Fokamezo commença. Profitant de sa passivité, son Kuéte (premier adjoint) et nu Sa'a (deuxième adjoint) firent sécession et créèrent respectivement les villages Baleveng et Batsing'la'.

4e, AKAGHO

Aucun fait marquant ne ressort du règne de ce roi, Mais il veilla à préserver son royaume contre l'hégémonie de Bafou.

5e, TATOUBOU

Le règne de ce roi, de même que celui de son père, fut routinier et n'a rien légué de particulier à l'Histoire, si ce n'est qu'il réussit à protéger son royaume contre les tentatives d'annexion de Bafou.

6e NTO'ONTANG

Ce roi eut à lutter souvent pour défendre son trône. Au cours de son règne comme au temps de son père, beaucoup de ses sujets l'abandonnèrent pour se rattacher au Chef Bafou.

 

7e, TEKATOUATSA

II changea le cours de l'histoire de Fokamezo. Il quitta Nza'a Leveng avec de nombreux notables et fidèles, traversa la rivière « Miamezo » et s'installa à Athouomezo où il s'estimait plus en sécurité. Il y construisit sa nouvelle chefferie. Il était un grand guerrier et magicien. Sa puissance qui résidait surtout dans l'eau (provocation des inondations) fut transmise à ses successeurs. Avant les intentions expansionnistes Bafou, ses rapports avec le Chef Bafou Tekongmo, son contemporain, n'étaient pas du tout mauvais. Ils vécurent d'ailleurs dans la paix et l'harmonie à tel point que le Chef Bafou Tekongmo le fit venir un jour dans sa chefferie pour lui confier son testament. Il lui révéla en cette circonstance le nom de son successeur (Kana I), lui remit des cauris et des perles destinées à ce dernier, et l'autorisa à emporter deux femmes en guise de récompense quand il partira de la chefferie après  avoir rempli sa mission.

A la mort du Chef Bafou Tekongmo, il vint à la chefferie Bafou et exécuta fidèlement le .testament tel qu'il lui avait été confié. Au moment de partir, il se choisit deux femmes comme prévu et les confia à des serviteurs pour s'avancer à sa chefferie. Trouvant cela inadmissible, deux serviteurs du Chef Bafou montèrent en route une embuscade pour les récupérer. En réaction à cela, il conserva les cauris et les perles. Il est jusqu'à présent le dernier Chef Fokamezo à mourir d'une mort paisible.

8e, TSOPMO

Chef bien-aimé et très respecté de son peuple, il était un grand guerrier et aussi un grand magicien. Il avait hérité de son père les secrets de l'inondation. Sa passion était le recouvrement de l'autonomie de son territoire. Il livra contre le Chef Bafou Kana I, qui voulait annexer son territoire de Athouomezo, la fameuse guerre de neuf ans au terme de laquelle il fut invaincu. Afin de s'éloigner du Chef Bafou et avoir un peu plus de paix, il quitta, longtemps après la guerre, Athouomezo pour s'installer à Nzemza, changeant ainsi pour la deuxième fois le site de la Chefferie Fokamezo. Sous la menace du Chef Bafou, les populations restées à Athouomezo durent abandonner les lieux à son profit, mais il ne les occupera pas. A l'arrivée des Allemands dans la région, il refusa de s'allier à eux, ouvrit son totem et mourut. Il est la première victime de l'impérialisme allemand dans Fokamezo.

9e, TETIO

Son règne fut court, sombre et constitua un pénible tournant dans l'histoire de Fokamezo. Il hérita de son père la même haine contre les Blancs et un ressentiment contre Bafou, ce qui lui valut de sérieux problèmes car tous ses voisins s'étaient alliés aux Allemands. Suite à un malentendu entre lui et les Allemands au cours d'une réunion à Dschang, le Chef Bafou Kana I, par ruse, leur demanda et obtint l'autorisation de l'assujettir à sa tutelle. Ses multiples protestations et sa réaction armée se soldèrent par l'incendie complèt de son village suivi par l'exil de tout le peuple pendant deux ans à Ntsentchouet, et plus tard par sa pendaison en 1915 à Dschang par les Allemands. Suite à toutes ces injustices, il maudit l'école des Blancs pour tous les enfants Fokamezo avant de mourir. Son successeur légitime Fonkwa'mbanga, sera spolié de son droit par le Chef Bafou, en vertu de la fameuse tutelle, et remplacé par son frère consanguin Azebaze, petit-fils du Chef Bafou Tekongmo. C'est plus tard, par crainte de la malédiction « Ndoh », que le Chef Bafou installera Fonkwa'mbanga sur le territoire de Athouomezo qui, malgré l'abandon par le Chef Fokamezo Tsopmo, était resté désespérément vide.

10e, AZEBAZE

Né vers 1871, il monta au trône en 1917. Il s'opposa avec moins de vigueur que ses prédécesseurs à la tutelle de Bafou. Il transféra sa Chefferie de Nzemza à Mezap'a. Il s'attela principalement au développement social, économique et culturel du village. Il créa plusieurs Mezong et Ka'a ; encouragea l'envoi des enfants à l'école ; construisit des routes à travers le village et surtout le pont de Fotou, encore en très bon état de nos jours. En somme, sous son règne, le village fut ouvert au modernisme sur beaucoup de plans.

L'introduction de la culture du café amena ses nouveaux riches qui s'illustrèrent par l'acquisition des biens manufacturés tels que les bicyclettes, les tôles ondulées pour leurs maisons, etc. Deux églises furent construites au village : l'Eglise Catholique à Metsanga et l'Eglise Protestante à Mezap'a. La musique moderne fit également son entrée par l'accordéon que jouait merveilleusement Maître Guillaume et le phonographe qui faisait le bonheur de la Jeunesse Fokamezo tous les dimanches chez Massa Mossi (M. Tegang Maurice) à Mezap'a. Dans cet élan moderniste, le Chef Azebaze s'offrira une belle voiture rouge « Chevrolet » et fit installer une pompe à eau potable à Ndjoutsa. Un terme sera mis brutalement à cette œuvre. Il fut exécuté avec le Chef Batsingla' en décembre 1959 dans la prison de Bangou, suite à l'assassinat du Chef Bafou Ngouajio Jean dont on les accusait d'être responsables.

Une fois de plus, tout le village, y compris les écoles, les églises et les cases sacrées, fut incendié par les Bafou avec l'aide des autorités administratives et surtout grâce au soutien considérable apporté par le commandant de région Kezel Colomb. Les populations furent traquées et abattues comme du gibier, et le bétail décimé. Les pertes économiques étaient incommensurables et l'éducation des enfants sacrifiée. En effet, les machinations de Bafou avaient une fois de plus fonctionné à merveille. Les populations de Fokamezo étaient assimilées aux rebelles indépendantistes du parti politique UPC qui combattaient le pouvoir en place. A l'aube de l'indépendance du Cameroun, et suite à un appel à la réconciliation nationale, l'Administration obligea les survivants à se rassembler au camp de regroupement de Doumbouo et à y vivre désormais comme de vulgaires réfugiés en proie aux exactions de toutes sortes de la part des militaires de la garde civique qu'on appelait « Commandos ».

 

11e, TEZACNOUMARTINDAGOBERT

Né le 19 juillet 1937, il succéda à son père en 1963 au camp de regroupement de Doumbouo au moment où le peuple ne s'était pas encore remis du long traumatisme dans lequel il était plongé depuis lei début des troubles de l'année 1959. Tous les problèmes qu'avait connus son père au cours de son existence se reportèrent sur lui. Il en a énormément souffert, jusque dans sa chair. Il s'était opposé énergiquement à la tutelle de Bafou comme en témoignent ses multiples pétitions à l'endroit de l'Administration.

Soucieux du développement de son village et de l'avenir de son peuple, il organisa une cérémonie en 1965 pour extirper le mauvais sort qu'avait jeté le Chef Fokamezo TETIO sur tous les enfants Fokamezo qui iraient à l'école des Blancs. Très bon agriculteur, il encouragea l'exploitation des bas-fonds dans le village. Fokamezo sous son règne, a connu un nouvel essor. L'habitat en général a été considérablement amélioré. Quatre écoles publiques ont été créées. Il fit créer le Comité de Développement de Fokamezo (CODEF) dont la première réalisation fut l'électrification du village en 1989. Il mourut le 27 février 1990 dans des circonstances non encore élucidées à nos jours.

12e, TSIGUIA Aliancéa

Né le 22 décembre 1966, il a succédé à son père le 27 juillet 1991. Après onze ans de règne, il s'illustre déjà comme un digne continuateur des œuvres de son père.

 

 

 

 

DYNASTIE DES CHEFS FOKAMEZO